Dans l’état d’hypnose, l’inconscient occupe l’avant-plan, laissant en veilleuse le conscient habituellement hyperactif. Grâce aux techniques de l’hypnose, que celle-ci soit traditionnelle ou Éricksonienne ou intuitive, nous rendons accessibles au sujet des ressources peu exploitées de son cerveau, en activant notamment ses pouvoirs d’autoguérison.

Quelles différences y a-t-il entre hypnose traditionnelle et hypnose éricksonienne?

L’hypnose traditionnelle se fonde sur la suggestibilité de 35% de la population. Elle fonctionnera donc avec une personne sur trois, mais aura des effets limités dans la durée. Mais en y mêlant l’hypnose intuitive ou éricksonienne, l’intégrité et le libre arbitre de la personne sont entièrement respectés. On aide simplement le patient à trouver ses solutions, en utilisant ses propres ressources, sans dirigisme quelconque. D’ailleurs, si la personne se sent entravée ou influencée, elle peut de son propre chef quitter son état d’hypnose et sortir de la pièce.

En hypnose intuitive ou éricksonienne, on ne peut pas imposer à quelqu’un quelque chose qu’il ne veut pas faire ou qui ne lui convient pas.

En psychologie, la plupart des théories considèrent que de nombreux problèmes personnels et relationnels ont leur source dans l’inconscient, où sont stockées des centaines de milliers d’informations qui contrôlent une grande partie de nos existences.

L’hypnologue en hypnose intuitive demande donc à l’inconscient du sujet à se défaire de ses idées nuisibles et à les remplacer par des idées plus justes ou qui correspondent mieux à ses valeurs. Le sujet est appelé à mener un certain travail personnel, selon le type de problème en cause, parfois avec un CD d’autohypnose comme outil.

Ce travail de renforcement et les suggestions dont l’inconscient continue d’alimenter le conscient contribueraient à graduellement modifier les comportements problématiques. De plus, pendant une séance d’hypnose, on pourra créer un « ancrage » ou un « outil» qu’il sera possible de réactiver en cas de nécessité.

Par exemple, un de mes clients, pour activer l’estime de lui, avait reçu comme ancrage un bouquet de fleurs, car il les adorait et en avait planté partout sur son terrain. Alors plus tard, durant une période de découragement, il pensait à son bouquet et hop, ça allait mieux instantanément.

Voici le protocole et l’approche de certaines techniques :

  • Emplois métaphoriques : il s’agit d’exprimer le changement sous une forme métaphorique, comme une histoire. À une femme qui avait vécu des agressions de son père, j’avais demandé de faire brûler la maison ou cela c’était produit jusqu’au sol. L’inconscient comprend très bien ce type de message (détruire, enterrer, couper, voire brûler sont des tâches symboliques par excellence).
  • Emplois paradoxaux : le but est de prescrire le symptôme au sujet, en introduisant l’idée de contrôle du symptôme et de demander au sujet de le produire à la demande. Par exemple, à une cliente qui ne pouvait dormir, car elle pensait trop, j’ai prescrit la phrase « Plus je pense et plus je dors profondément et rapidement ! »
  • Emplois d’apprentissages : proches du comportementalisme, tâches qui permettent de développer les compétences nécessaires à la résolution du problème. Exemple de prescription à un enfant qui n’aimait pas l’étude : après son induction, l’ancrage pour lui était : de prendre chaque jour sans faute un livre dans ses mains (bande dessinée ou autre) et de respirer profondément. De se voir de plus en plus réussissant ses études.

L’hypnose est régulièrement utilisée dans le domaine sportif, et se révèle aussi utile dans plusieurs contextes cliniques.

Des études de cas pour bien vous faire comprendre la force de l’hypnose et témoigner des changements importants que mes clients obtiennent.